Assurance auto : quel véhicule est le moins cher à assurer ?

La Dacia Sandero affiche en 2024 l’une des primes d’assurance les plus basses du marché français, loin devant certains modèles réputés économiques. Un véhicule d’occasion, moins puissant et peu modifié, bénéficie en général d’une tarification avantageuse, à condition de respecter un profil de conducteur jugé “à faible risque” par les assureurs.

Derrière des catégories comme citadines, compactes et SUV, les écarts tarifaires restent frappants. Parfois, la différence découle moins de la valeur réelle de la voiture que de critères qui évoluent sans prévenir. Les grilles de calcul changent régulièrement, bouleversant les classements d’une année sur l’autre.

Pourquoi certaines voitures coûtent-elles moins cher à assurer en 2024 ?

Les compagnies d’assurance ne s’en tiennent pas simplement à la marque ou à la taille du moteur. Le coût de l’assurance auto est le résultat d’un ensemble de paramètres où le risque l’emporte sur tout le reste. La prime assurance auto varie selon la personne assurée, mais aussi en fonction du modèle choisi. Une citadine essence, à la puissance modérée, affiche généralement un prix assurance auto plus bas qu’un SUV ou une berline, même parmi les modèles d’accès.

La logique est implacable : moins de coûts de réparation en cas d’accident, moindre intérêt pour les voleurs. Le conducteur type véhicule compte aussi : une petite auto de ville attire souvent des profils prudents, moins sujets aux sinistres. À l’opposé, un jeune conducteur qui opte pour une compacte sportive doit s’attendre à voir la facture grimper, tirée par un risque statistique élevé et un coefficient bonus-malus rarement flatteur.

Les voitures récentes, truffées d’électronique, coûtent davantage à remettre en état. Résultat : une prime assurance plus salée qu’une voiture d’occasion simple, dépourvue d’options sophistiquées. Les voitures électriques et hybrides, malgré leur image de modernité, se retrouvent parfois en haut du panier à cause du tarif des batteries et de la disponibilité limitée des pièces détachées. Pour alléger le coût de l’assurance auto, mieux vaut miser sur un modèle robuste, peu puissant, et sélectionner une formule d’assurance qui colle à votre usage réel.

Les modèles de véhicules les plus économiques à assurer cette année

Cette année encore, le match des voitures moins chères à assurer place en pole position plusieurs citadines éprouvées. Les anciennes générations, réputées fiables, peu coûteuses à réparer, rassurent les assureurs en limitant les imprévus. Dans ce classement voitures moins chères, la Citroën Saxo demeure une valeur sûre. La Renault Twingo, version première ou deuxième génération, s’impose également, talonnée par la Renault Clio et la Volkswagen Polo.

Si l’on observe les marques, Peugeot, Citroën, Renault et Fiat se partagent le haut du tableau pour la moins chère à assurer. L’Opel Corsa et la Seat Ibiza s’ajoutent à la liste, tout comme la Toyota Aygo et la Kia Picanto, très prisées par les jeunes pour leur prime d’assurance auto modérée.

Voici les modèles qui sortent du lot pour leur coût d’assurance particulièrement bas :

  • Citroën Saxo : économique à l’usage, réparations abordables, pièces disponibles sans difficulté
  • Renault Twingo : valeur de remplacement faible et entretien peu onéreux
  • Volkswagen Polo : réputée fiable, cotation raisonnable
  • Opel Corsa : accès facile à l’assurance, moteur adapté aux profils débutants

Les versions essence à faible puissance (PureTech, TSI) mènent la danse parmi les modèles moins chers à assurer. Les SUV, même compacts, ne s’invitent pas dans ce palmarès. Retenez aussi que les finitions de base, sans gadgets électroniques, permettent de rester sur une prime d’assurance contenue.

Quels critères influencent vraiment le prix de votre assurance auto ?

Impossible de parler du prix de l’assurance auto sans examiner la méthode de calcul. Plusieurs facteurs s’additionnent, parfois là où on ne les attend pas. Premier paramètre décisif : le profil du conducteur. Un jeune au volant, sans antécédent, paiera une prime assurance plus élevée. L’automobiliste aguerri, avec un bonus-malus flatteur, profite d’un tarif allégé. Un historique d’accidents, surtout avec accident responsable, fait grimper la note.

Côté véhicule, la motorisation s’avère déterminante. Essence ou diesel ? L’essence, souvent moins puissante, attire la clémence des assureurs. Les voitures moins puissantes provoquent statistiquement moins de sinistres coûteux, ce qui se répercute sur le tarif. Les citadines, modèles d’entrée de gamme, restent donc en tête pour le prix assurance auto.

Le choix de la formule d’assurance influe également. Une assurance au tiers limite la couverture aux garanties de base : la prime assurance auto baisse d’autant. À l’opposé, l’option tous risques fait rapidement grimper le montant, surtout pour un véhicule récent.

La situation géographique pèse aussi dans la balance. Habiter ou stationner à Paris, Lyon ou Marseille entraîne une majoration, en raison du risque accru de vols ou de chocs. La fréquence d’utilisation et le kilométrage annuel déclaré entrent également en jeu, tout comme la présence d’un garage fermé ou d’un système d’alarme. Les assureurs inspectent chaque détail.

Au final, le prix assurance auto se construit à la croisée du profil du conducteur, des caractéristiques du véhicule et des garanties choisies.

Homme d affaires debout à côté d une voiture en parking

Conseils malins pour réduire le coût de son assurance sans sacrifier la couverture

Comparer les offres, la base

Avant de signer, il est utile de passer par un comparateur d’assurance fiable. Pour un même conducteur, les prix assurance peuvent varier de plusieurs centaines d’euros entre deux assureurs, à garanties égales. Multiplier les devis permet de repérer rapidement la formule la plus cohérente avec vos besoins.

Choisir la bonne formule d’assurance

Pour une voiture ancienne ou de faible valeur, la formule au tiers se révèle généralement suffisante. L’assurance tous risques, plus onéreuse, n’apporte pas toujours de valeur ajoutée si le véhicule a déjà un certain vécu. À l’inverse, pour un véhicule neuf ou certains véhicules d’occasion récents, la protection élargie conserve tout son sens.

Voici deux leviers d’économie à explorer :

  • L’assurance au kilomètre s’adresse aux petits rouleurs. Ceux qui roulent moins de 7 000 km par an y trouvent une économie mesurable.
  • La franchise influe directement sur la prime. En acceptant une franchise plus élevée, on mise sur une conduite prudente et on bénéficie d’un tarif allégé.

Profiter des nouveaux outils

La téléassurance ou assurance connectée gagne du terrain auprès des conducteurs urbains et adeptes du numérique. Certains assureurs récompensent les automobilistes vigilants à l’aide d’un boîtier qui analyse les trajets et ajuste la prime en fonction du comportement réel sur la route. Une alternative intelligente pour économiser sans tirer un trait sur les garanties.

Au bout du compte, choisir un véhicule bien calibré et adopter une stratégie d’assurance avisée, c’est se donner la liberté de rouler l’esprit tranquille, et le portefeuille moins sollicité. À chacun la route qui lui ressemble.